23 décembre : Des mesures en vue d’améliorer le système de santé congolais.
Le 15 décembre dernier une étude a été réalisée en République du Congo au sujet de l’utilisation de partogrammes (registres dans lesquels la sage-femme note, heure par heure, le déroulement de l’accouchement) dans les maternités. Le bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Congo faisait partie des organisateurs.

Le but est de diminuer le taux de mortalité périnatale maternelle ainsi que le taux de mortalité néonatale. En effet, les chiffres sont respectivement de 781 pour 100 000 et 75 pour 1000, atteignant de fait des records sur le continent africain. La République du Congo déplore ainsi quelques 585 000 décès de femmes suite à des complications développées lors de la grossesse ou durant l’accouchement.

Le partogramme sera un moyen de surveiller comment se déroulent les accouchements et de déterminer où se trouvent les carences afin d’y remédier.

Toujours en matière de santé, notons la décision gouvernementale d’instaurer une campagne nationale de lutte contre le SIDA. Chaque 1er décembre déjà est célébrée la journée mondiale de la lutte contre le virus du SIDA. Le Ministère de la Santé, le Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS) et la représentation de l’ONUSIDA au Congo en ont profité pour annoncer une campagne nationale de lutte contre le SIDA placée sous le thème : « Luttons contre le SIDA et non contre les personnes vivant avec le VIH ».

Il faut savoir qu’au Congo Brazzaville, le taux de prévalence du VIH est de 3,2% contre 4,1% en 2003. Les prévalences les plus élevées concernent les personnes ayant entre 40 et 44 ans (5,6%) et entre 45 et 49 ans (5,2%). D’autre part les femmes sont toujours plus atteintes que les hommes, leur prévalence moyenne étant de 4,1% pour 2,1% en ce qui concerne les hommes.

Il faut faire en sorte de rendre la population congolaise moins vulnérable face à ce virus. De plus, le CNLS entend accentuer les mesures visant à défendre les droits des personnes atteintes, trop souvent isolées, écartées et mises au banc de la société.

Ce sont avant tout des victimes qu’il ne faut pas rejeter et dont il ne faut pas avoir peur. C’est le virus qu’il faut combattre et éradiquer, non les malades. Les congolais atteints doivent non seulement avoir accès aux soins mais aussi être intégrés, ce qui de surcroît facilitera grandement l’information relative à la maladie, donc limitera en retour la contamination.

Car, s’il était besoin de rappeler que l’information est primordiale dans la lutte contre le SIDA, seuls 67% de femmes et 84,3% d’hommes savent qu’utiliser des préservatifs réduit considérablement  les risques de contracter le virus.

Mieux prendre soin des malades et leur permettre de faire partie intégrante de la société aura pour conséquence de faire reculer la propagation du virus grâce à une meilleure connaissance des moyens de transmission et ainsi que des méthodes de soins proposées suite à une contamination.


 

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