11 janvier : Evaluation du niveau de pauvreté au Congo Brazzaville.
Il a été procédé fin décembre 2009 à une réunion afin de déterminer un plan national pluriannuel de collecte de données utiles au suivi et à l’évaluation du Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté (DSRP).

Ceci résulte d’une décision commune du gouvernement congolais et du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le but étant de déterminer quels seront les meilleurs indicateurs pour actualiser le DSRP, quelles seront leurs provenances, comment les calculer, à quel intervalle …

Ce plan sert avant tout à établir un bilan de la situation en vue de cibler au mieux les besoins réels et de réunir, en conséquence, les ressources nécessaires. Cela permettra de ne pas perdre de temps ni de moyens. Sera ainsi mise à disposition une sorte de mode d’emploi pour gérer efficacement ces enquêtes, pour les analyser dans chaque secteur de développement du DSRP et pour créer une base qui servira à formuler les programmes et politiques prioritaires à mettre en œuvre en République du Congo. Car seules des données statistiques fiables seront à même d’avoir des résultats véritablement efficaces.  

Il s’agira ensuite d’en faire prendre conscience aux différents partenaires, et ce pour une coopération optimale. Conscient des enjeux pour la population, le gouvernement de la République du Congo va quant à lui tout faire pour concrétiser les objectifs définis par ce plan.

Toujours au sujet de la pauvreté et de la misère, a été réalisé fin d’année 2009 un bilan à mi-parcours du projet d’appui à la réinsertion socioéconomique des groupes défavorisés (PARSEGD).  Ce projet fut mis en place en 2006, recevant des fonds en provenance de la Banque africaine de développement (BAD) ainsi que du Gouvernement congolais, à hauteur de près de 20 milliards de francs CFA. En tout et pour tout la BAD finance le Fonds africain de développement (FAD) à hauteur de plus de 11 milliards de francs CFA, alors que la gouvernement congolais a apporté plus de 8 milliards de francs CFA dans le cadre du PARSEGD.

Précisons à ce niveau que si le PARSEG dépend du Ministère des Affaires Sociales, il est géré par le Ministère des Finances.

Ce projet doit pour le moment faire face à plusieurs problèmes mais  le but est d’aider les plus démunis à bénéficier d’un minimum de services sociaux ; le projet compte en effet réinsérer 10 000 personnes dont près d’un tiers de femmes d’ici un an.

Il s’agit en outre de stimuler l’emploi en créant des postes ayant attrait à la collecte et au traitement des ordures ménagères ou à l’aménagement des rues. La BAD entend également soutenir le système de santé, les PME /PMI ainsi que la professionnalisation des établissements de micro finance (EMF).

Ainsi, sont à venir très prochainement dans le cadre du PARSEGD, 13 nouveaux Centres de Santé Intégrés ainsi que la formation de personnel compétent à la fois dans le cadre du système de santé mais aussi au sein de la mairie de Brazzaville.

 

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