
| 11 mars : Le traitement anti paludique distribué gratuitement au Congo Brazzaville. |
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250 millions de cas de paludisme sont malheureusement relevés chaque année et 860 000 personnes en meurent, et ce principalement en Afrique.
La lutte contre le paludisme constitue, de fait, une des priorités du gouvernement congolais. Ainsi, le 23 juillet 2008, le décret présidentiel n°2008-128 avait instauré la gratuité de la prise en charge du traitement anti paludique, antituberculeux et des personnes atteintes du virus du SIDA. Cette décision a été renforcée depuis et figure au sein du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), du Plan national de développement sanitaire (PNDS), du Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) ainsi que des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Ce qui s’inscrit parfaitement dans les orientations du Plan stratégique mondial 2005- 2015 du partenariat « Faire reculer le paludisme » que l’on retrouve dans la Déclaration des Chefs d’Etat africains dite « Déclaration d’Abuja ». Car il existe dans la région une réelle volonté de permettre à certaines populations cibles d’avoir un accès non payant aux soins contre le paludisme, la tuberculose et le virus du SIDA. Concernant le Congo Brazzaville plus précisément, 60% des consultations médicales qui ont lieu sont dues au paludisme qui tue encore beaucoup trop dans ce pays africain : 38 % des décès sont dus à cette pathologie. De plus 42 % des enfants de moins de cinq ans sont victimes du paludisme qui demeure la cause principale de décès dans cette tranche d’âge. Le Président Dennis Sassou Nguesso s’était ainsi engagé dans son discours de fin d’année 2007 à distribuer gratuitement des médicaments aux enfants de moins de quinze ans ainsi qu’aux femmes enceintes, afin de lutter contre ce fléau. Voilà qui est chose faite depuis le 11 mars dernier. En effet, l’hôpital d’Ouesso, dans le département de la Sangha, a été fourni en remèdes : 2320 flacons de sérums glucosés 500mg, de 40 cartons de quinines 400 (34 560 ampoules) et de 13 cartons de quinines 200 (20 800 ampoules). Les autres établissements du département seront pourvus à leur tour de façon progressive ; cet afflux de médicaments nécessitera bien évidemment une restructuration ainsi qu’une augmentation du personnel de santé. Toujours à propos du paludisme il est à noter que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié ce mois-ci un « guide » des médicaments antipaludiques à l’efficacité prouvée. Il est notamment cité l’existence d’une nouvelle association médicamenteuse à base d'artémisinine (ACT). Il faudrait à ce sujet mettre en place un test universel de diagnostic du paludisme (des tests rapides à l’aide de bandelettes réactives sur une goute de sang) dans le but de déceler les malades juste fiévreux des patients qui ont réellement le paludisme. L’OMS souhaite également supprimer la monothérapie orale à base d’artémisinine qui accroît le développement de la résistance des parasites. De cette façon, un diagnostic sûr associé à un traitement complet d’ACT éradiquera à court terme les pharmaco résistances qui ont notamment un impact dramatique sur les jeunes enfants. |