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31 décembre : Les vœux du Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, pour la nouvelle année. |
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« Mes Chers Compatriotes, Au-delà des épreuves et contrariétés diverses, nous achevons ce soir une année qui a été, somme toute favorable. Une année qui laisse à notre pays l’image d’une nation dont l’honneur, la dignité et l’espoir sont davantage consolidés. En 2009, le peuple congolais a affermi la stabilité de la République, maintenu la paix en son sein, renforcé sa cohésion, pratiqué son labeur avec abnégation.
Grâce à cet effort permanent, nous avons, en 2009 ensemble, dans la sérénité et la confiance, poursuivi le redressement de l’économie, la reconstruction physique du pays et le traitement progressif des défis sociaux.
Grâce à cet effort permanent, grâce à la sagesse et à la maturité de notre peuple, nous avons, en 2009 ensemble, de façon élogieuse, confirmé notre contrat avec la démocratie. L’élection du Président de la République, scrutin majeur s’il en est, s’est déroulée dans la paix, la sécurité, la liberté et la transparence.
Enfin, grâce à cet effort permanent, et malgré la dureté de l’environnement international, particulièrement marqué par des crises diverses, le Congo s’est bien porté en 2009. Sa voix s’est fait entendre sur la scène mondiale, appelant toujours à plus de paix et de sécurité, à plus de justice et de solidarité.
Mes Chers Compatriotes,
Que sera 2010 ? Au regard de la situation générale, au vu des fondamentaux de notre économie, des acquis de la "Nouvelle Espérance", de notre ambition collective portée par le "Chemin d’Avenir", ce pacte de gouvernance que nous avons scellé il y a quelques mois, 2010 sera, je le présume, une année propice pour notre pays. Toutes les conditions sont réunies pour qu’il en soit ainsi. Si, au cours des douze prochains mois, notre pays maintient la même stabilité, soutient le même effort, préserve sa cohésion, 2010, première année de la mise en œuvre du "Chemin d’Avenir, marquera une étape décisive de notre marche vers l’industrialisation et la modernisation du Congo.
Ce défi est à notre portée, pourvu que la paix, la sécurité et la démocratie continuent d’être les principaux supports de notre action publique. Pourvu que partout dans le monde du travail, dans les administrations publiques, dans les entreprises, le dialogue social soit privilégié; qu’il soit partout la règle.
Le dialogue social seul dissipe les malentendus, tempère les impatiences, éteint les frustrations.
Les travailleurs, nous le savons, ont souvent fait preuve de compréhension quand les portes du dialogue leur sont ouvertes. Puisque la paix sociale participe de façon notable à la paix globale, j’enjoins les employeurs, tous les employeurs, publics et privés, à privilégier et à systématiser partout le dialogue social. Mes Chers Compatriotes,
Notre pays est toujours en programme avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, dans la quête du Point d’Achèvement de l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés. Que c’est long, me direz-vous ? Mais comme le dit le Sage, « quand la nuit est longue, c’est que le jour n’est plus loin ».
Nous croyons, en effet, sans triomphalisme et sans optimisme béat, que le jour n’est plus loin, que bientôt, très bientôt, nous devrions atteindre le Point d’Achèvement de l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Nous serons ainsi récompensés de nos sacrifices, de nos privations et de nos efforts.
Mais attention ! Comme disent les marins, c’est souvent au port que chavirent les bateaux.
Notre seule attitude, l’attitude la plus responsable, c’est la prudence, la grande prudence, jusqu’à ce que nous parvenions au Point d’Achèvement qui est désormais si près. Des demandes, des sollicitations, des exigences inconsidérées nous exposent au grave risque de tout perdre.
N’écoutez pas, ne suivez pas les démagogies partisanes qui nous ont causé tant de tort par le passé.
Au moment où va s’ouvrir 2010, année du lancement du "Chemin d’Avenir", année inaugurale du gouvernement par la preuve, j’en appelle au sens de responsabilité de tous les acteurs du monde du travail afin que par le dialogue et dans l’unité, nous ouvrions au Congo des perspectives à la mesure de ses ressources et de ses capacités.
En vous exhortant, Mes Chers Compatriotes, à garder le cap de la paix et de la fraternité, à promouvoir le culte du travail en vue du progrès, Je forme, du fond du cœur, à toutes et à tous, mes vœux de santé, de prospérité et de bonheur pour l’année 2010 !
Bonne et heureuse année à tous ! »
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30 décembre : Un nouveau code des marchés publics qui instaure une parfaite transparence au Congo Brazzaville. |
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La République du Congo poursuit sa lutte contre la corruption et s’engage à encore plus de transparence et particulièrement en matière de régulation de marchés publics.
En effet, un nouveau code des marchés publics a été instauré mettant en place des procédures très réglementées (trois livres en tout) concernant notamment les mécanismes d’attribution et de contrôle du marché.
L’ancien code datait de 1982 ; l’accent a cette fois été porté sur la responsabilisation des maîtres d’ouvrage et sur la clarification des définitions des termes se rapportant à ce secteur. D’autre part sont séparées les fonctions de gestion des marchés publics des fonctions de contrôle ainsi que des fonctions de régulation.
Sont ainsi créés trois organismes totalement indépendants : les organes de passation (maîtres d’ouvrage ou maîtres d’ouvrage délégués), l’autorité de régulation des marchés publics et la direction générale du contrôle des marchés publics.
Chaque organisme de gestion de marchés publics prépare les marchés, les signe et en vérifie le bon déroulement jusqu’à la fin. De plus, chacune de ces cellules comprend une commission de passation des marchés qui, suite à l’étude de la sous-commission d’analyse des offres, doit en premier lieu valider ce rapport pour ensuite mettre en marche l’attribution du marché.
En outre il faut remarquer l’obligation de publicité qui est dorénavant de mise, et l’amélioration des modalités relatives aux appels d’offre qui sont dorénavant très structurées et modernisées à la fois, avec la possibilité de les réaliser via internet.
La sous-traitance est de surcroît recommandée et les entreprises nationales préférées. Notons également la nécessité de garanties et la possibilité d’auto saisine par l’autorité de régulation lorsque des problèmes liés à la régularité sont observés.
Enfin, les marchés jusqu’à 250 millions de francs CFA dépendent des maîtres d’ouvrage traditionnels, quant aux autres ils relèvent de la délégation générale des grands travaux.
Concrètement, la direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP) a été inaugurée en septembre dernier. Il a été souhaité à cette occasion que les mentalités évoluent au niveau des bénéficiaires de ces marchés publics.
Cette nouvelle réglementation sera respectée à la lettre et, au-delà du souci de clarté et de justice, elle aura également pour avantage d’accélérer l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE).
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28 décembre : Le développement durable, un enjeu auquel tient sincèrement le Président congolais Nguesso. |
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Au moment du bilan du sommet de Copenhague sur les changements climatiques, le Président de la République du Congo montre combien la défense de l’environnement fait partie de ses priorités.
Denis Sassou Nguesso s’était déjà exprimé à la tribune des Nations Unies cet automne afin d’alerter la communauté internationale sur l’urgence de ce problème. Il vient en outre de publier deux ouvrages reprenant ce discours, « L’Afrique : enjeu de la planète. Les défis du développement durable » et « Gondwana et l’arbre des Ancêtres». Le second livre s’adresse à la génération future, aux enfants à qui il ne sera jamais trop tôt d’expliquer le prix de la sauvegarde de la nature. Car l’écologie est une priorité dont il faut se soucier dès maintenant sinon il n’y aura bientôt plus rien à préserver …
Ce livre se présente sous forme de bande dessinée, sorte de conte « destiné à raconter aux enfants l'importance des arbres et leur rôle essentiel dans la préservation de la vie sur terre ».
Quant au premier ouvrage, le Chef d’Etat congolais s’adresse à l’ensemble de la population, tant africaine qu’occidentale : « (…) lorsque se pose le problème du changement climatique, à l’échelle du monde, l’Afrique peut se présenter, comme je le dis souvent, comme une solution et non pas comme un problème. Nous allons, avec les autres, prendre un réel départ du développement. Nous allons parler du développement et ensuite du développement durable et nous n’allons pas les mains nues, nous allons avec nos atouts (…). »
Cet intérêt pour l’écologie n’est pas récent, cela fait même près de cinquante ans que le leader congolais essaie de sensibiliser les autres à cette cause. Nguesso voudrait établir une sorte de co-développement durable entre les pays développés et les pays africains émergents : « Solidarité, partage et communion avec la nature doivent impérativement dicter nos nouveaux comportements. Ces valeurs-là sont les valeurs fondatrices et permanentes de la culture africaine. L’Afrique peut et doit être à la proue d’un monde où la nature et l’homme seront enfin réconciliés, un monde ancré dans un développement qui ne pourra être désormais qu’équilibre et durable. »
Toujours à propos d’écologie, la journée nationale de l’arbre a finalement été fêtée le 7 décembre dernier, ce qui fut l’occasion de planter des arbres d’essence forestière dans la forêt de la patte d’oie à Makélékélé (1er arrondissement de Brazzaville), en présence du Président Nguesso. Le thème de cette année était : « Plantons davantage d’arbres, protégeons-les pour lutter contre les changements climatiques ».
Le Service National de Reboisement (SNR) avait décidé de planter cette année 4467 arbres dont 1668 plants issus de 27 espèces locales et 2799 plants de 13 espèces introduites dans le pays.
En plantant ces arbres, les congolais s’impliquent de façon concrète dans la reforestation de leur pays et contribuent à réduire l’effet de serre et par conséquent le réchauffement de la Terre. 67 % de la République du Congo sont recouverts par des forêts et le gouvernement en place a fait de leur conservation et de leur gestion durable une véritable priorité. D’ailleurs les résultats sont déjà visibles : dans le monde la déforestation atteint 0,19% alors que le Congo Brazzaville n’est qu’à 0,11%, soit le taux le plus bas de l’ensemble des pays tropicaux.
Dans le même domaine, notons que les préparatifs avancent concernant la création de l’agence congolaise de la faune et des aires protégées (ACFAP). Le Président Nguesso veut en effet mettre en place les éléments nécessaires à l’essor de l’écotourisme au Congo Brazzaville. Car l’écotourisme est indispensable à la gestion durable précédemment évoquée. Et cet élément figure parmi les points élémentaires de la politique de modernisation engagée par le gouvernement et deviendra un pilier de l’économie du pays.
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25 décembre : Un avenir prometteur pour Congo Telecom. |
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Le gouvernement de la République du Congo a prévu une loi concernant la réglementation du secteur des télécommunications. En effet, la société Congo Telecom, opérateur national, va devenir un pilier essentiel de la politique de restructuration et de construction de nouvelles infrastructures.
La modernisation tant attendue du pays passera forcément par les nouvelles technologies et par conséquent par Congo Telecom. Car tous les efforts du Président Nguesso et de son gouvernement ne seront pas récompensés si le volet de modernité technique n’est pas sérieusement encadré.
Ce projet de loi prévoit l’instauration d’une autorité de régulation et l’ouverture à la concurrence du marché des communications électroniques y compris téléphoniques, et ce sous toutes leurs formes. Seront ainsi concernés les médias, les télécommunications et les autres technologies de l’information.
Le monopole est ainsi rompu et il s’agit de stimuler l’opérateur national afin de le rendre le plus compétitif possible, et c’est dans ce but que Congo Telecom se verra soutenu par un ou deux partenaires qui seront choisis en fonction des besoins. Il n’y a pas en effet de secteur plus concurrentiel que celui-là.
Le plan-état de Congo Telecom sera adopté en 2010 et, au final, ce projet aboutira à édifier un véritable socle pour la politique nationale en matière de télécommunications.
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23 décembre : Des mesures en vue d’améliorer le système de santé congolais. |
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Le 15 décembre dernier une étude a été réalisée en République du Congo au sujet de l’utilisation de partogrammes (registres dans lesquels la sage-femme note, heure par heure, le déroulement de l’accouchement) dans les maternités. Le bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Congo faisait partie des organisateurs.
Le but est de diminuer le taux de mortalité périnatale maternelle ainsi que le taux de mortalité néonatale. En effet, les chiffres sont respectivement de 781 pour 100 000 et 75 pour 1000, atteignant de fait des records sur le continent africain. La République du Congo déplore ainsi quelques 585 000 décès de femmes suite à des complications développées lors de la grossesse ou durant l’accouchement.
Le partogramme sera un moyen de surveiller comment se déroulent les accouchements et de déterminer où se trouvent les carences afin d’y remédier.
Toujours en matière de santé, notons la décision gouvernementale d’instaurer une campagne nationale de lutte contre le SIDA. Chaque 1er décembre déjà est célébrée la journée mondiale de la lutte contre le virus du SIDA. Le Ministère de la Santé, le Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS) et la représentation de l’ONUSIDA au Congo en ont profité pour annoncer une campagne nationale de lutte contre le SIDA placée sous le thème : « Luttons contre le SIDA et non contre les personnes vivant avec le VIH ».
Il faut savoir qu’au Congo Brazzaville, le taux de prévalence du VIH est de 3,2% contre 4,1% en 2003. Les prévalences les plus élevées concernent les personnes ayant entre 40 et 44 ans (5,6%) et entre 45 et 49 ans (5,2%). D’autre part les femmes sont toujours plus atteintes que les hommes, leur prévalence moyenne étant de 4,1% pour 2,1% en ce qui concerne les hommes.
Il faut faire en sorte de rendre la population congolaise moins vulnérable face à ce virus. De plus, le CNLS entend accentuer les mesures visant à défendre les droits des personnes atteintes, trop souvent isolées, écartées et mises au banc de la société.
Ce sont avant tout des victimes qu’il ne faut pas rejeter et dont il ne faut pas avoir peur. C’est le virus qu’il faut combattre et éradiquer, non les malades. Les congolais atteints doivent non seulement avoir accès aux soins mais aussi être intégrés, ce qui de surcroît facilitera grandement l’information relative à la maladie, donc limitera en retour la contamination.
Car, s’il était besoin de rappeler que l’information est primordiale dans la lutte contre le SIDA, seuls 67% de femmes et 84,3% d’hommes savent qu’utiliser des préservatifs réduit considérablement les risques de contracter le virus.
Mieux prendre soin des malades et leur permettre de faire partie intégrante de la société aura pour conséquence de faire reculer la propagation du virus grâce à une meilleure connaissance des moyens de transmission et ainsi que des méthodes de soins proposées suite à une contamination.
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